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Rapport d’Activités de Janvier à Décembre 2018 de GREEN CONNEXION

I. Présentation sommaire de Green Connexion

Green Connexion (GC) est un groupe environnemental, travaillant pour la conservation de la biodiversité et la protection de l’environnement. Pour la conservation de la biodiversité, sa stratégie est essentiellement calquée sur la Stratégie Globale pour la Conservation de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique) ainsi que la Stratégie Nationale et Plan d’Action pour la biodiversité (NBSAP) au Cameroun. Pour la protection de l’environnement, GC respecte la loi Camerounaise N°96/12 du 05 Août 1996, loi-cadre sur la gestion environnementale, Titre III, Chapitre V sur la gestion des ressources naturelles et la conservation de la diversité biologique, Article 62.

  1. Les actions de Green Connexion en 2018.

Au cours de l’exercice 2018, Green Connexion a conduit plusieurs actions, et donc les plus importantes sont les suivantes:

  • Participation comme partenaire au projet national intitulé « Développer un système accessible d’information sur la biodiversité pour un développement durable au Cameroun ».
  • Poursuite de la stratégie Ledermanniella dans le cadre du projet Nachtigal.
  • Préparation et participation à la célébration de la Journée Internationale de la Biodiversité ;
  • Préparation et participation à la COP 14 sur la biodiversité en Egypte.

II.1. Projet « Développer un système accessible d’information sur la biodiversité pour un développement durable au Cameroun ».

Ce projet inclut trois acteurs institutionnels majeurs : UICN, Green Connexion et le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). Il a trois objectifs principaux qui sont : 1) Etablir et renforcer les installations nationales d’information sur la biodiversité, avec pour attente l’augmentation de la capacité nationale à la gestion de l’information liée à la biodiversité au Cameroun 2) Augmenter le volume de données disponibles sur la biodiversité, pendant et après la période de la bourse, avec pour attente l’établissement des facilités nationales d’information sur la biodiversité, incluant la mise en place des infrastructures et des comités de gestion de l’information au Cameroun et 3) Publier les données sur la biodiversité pour répondre aux priorités nationales.

II.1.1. Rôle de Green Connexion dans le projet

De manière générale, Green Connexion était chargé de mettre en œuvre le volet « mobilisation et numérisation des données » sur la biodiversité floristique en nombre et qualité ; plus spécifiquement :

  • Mettre à la disposition du projet les données sur les plantes aquatiques d’eau douces contenues dans sa base de données ;
  • Etablir une cartographie thématique de potentiels détenteurs de données sur les espèces identifiées dans le projet (fruits comestibles; plantes aquatiques d’eau douce; plantes en danger et menacées d’extinction; plantes médicinales ; rotin et raphias) ;
  • Sensibiliser et mettre en place des protocoles d’accord pour la mise à disposition de ces données par leurs détenteurs ;
  • Appuyer et faciliter la mise en place du réseau de détenteurs des données ;
  • Prendre part aux activités de renforcement des capacités sur l’utilisation des outils du GBIF ;
  • Traiter, numériser et publier les collections de données à partir de l’IPT du GBIF
  • Produire des rapports (techniques et financiers) périodiques sur les missions ci-dessus énumérées ;
  • Eventuellement appuyer la coordination et le suivi du projet en cas de besoin.

II.1.2. Mise en œuvre du volet mobilisation des données.

Les principaux membres de Green Connexion chargés de ce travail étaient le Coordonnateur, un Chercheur assistant et un Informaticien. Ils ont au préalable procédé à un apprentissage du langage Darwin Core (qui  est un ensemble de standards pour le partage des données de biodiversité, développé par le groupe international Biodiversity Information Standards (TDWG) et qui permet aux propriétaires des données de publier leurs informations dans un format (e.g. archives Darwin Core) qui pourra être compris et utilisé par tous). Par la suite, ils ont procédé à la mobilisation et la numérisation des données systématiques et géographiques sur les fruits forestiers comestibles du Cameroun ; quelques plantes aquatiques d’eau douce du Cameroun; les données récentes sur les plantes endémiques et menacées d’extinction; les données sur plantes médicinales et enfin les données sur les rotins et les raphias du Cameroun. Pour chaque catégorie de données, une check liste était confectionnée ainsi que des données d’occurrences.

La mobilisation des données reposait sur la collecte d’information issue des articles et documents publiés en ligne. Quelque fois, elle reposait aussi sur la consultation des échantillons d’herbier. Le tableau ci-dessous présente les statistiques sur le nombre de données traitées et publiées sur l’interface GBIF du Cameroun.

Tableau. Statistique sur les données numérisées

Type de plantes  Catégorie Check list Occurrence
1 Fruits sauvages comestibles 253 976
2 Plantes aquatiques d’eau douce 70 224
3 plantes en danger et menacées d’extinction 27 109
4 Plantes médicinales Antidiabétiques 4 31
Antihypertenseurs 5 53
Anti-malaria 19 205
Anti-typhoïdique 5 35
5 Rotins & Raphias 29 69

Par la suite, l’équipe de Green connexion a été invitée à prendre part à l’atelier de renforcement des capacités et de mobilisation des institutions détentrices des données sur la biodiversité tenue à Douala du 05-07 Décembre 2018. Cet atelier avait pour objectif de renforcer les capacités des contributeurs sur l’utilisation de l’Interface du Système d’Information sur la biodiversité (SIB) et de formuler des recommandations sur le type et la qualité des données devant être publiée. Au cours de cet atelier, Green Connexion a fait une présentation sur son implication dans le projet et les statistiques de données mobilisées, numérisées et publiées. Green Connexion a également fait une présentation sur l’étude de cas pratique sur la contribution à la liste rouge de l’UICN. Cette présentation a ressorti la nécessité de donner un statut de conservation pour une espèce et présenter les différentes étapes donnant lieu à l’attribution du statut de conservation.

  1. 2. Poursuite de la stratégie Ledermanniella dans le cadre du projet Nachtigal.

II.2.1. Objectifs applicables à Green Connexion

Ce projet avait pour objectif selon les TDr de poursuivre les prospections de deux espèces de Ledermaniella à savoir L. sanagaensis et L. thalloïdea, et de collecter le matériel génétique à maintenir dans une banque de graines.

Les zones à prospecter incluaient : le fleuve Sanaga et ses principaux affluents en amont des chutes de Nachtigal, le fleuve Mbam vers Bafia à plusieurs endroits considérés propices à leur installation, et enfin les rivières Mpem et Djim dans le Parc National du Mpem et Djim.

Plus spécifiquement, il était question, pendant une période de 12 mois de :

  • Mettre à jour la cartographie des espèces suscitées dans les zones impactées par le projet ;
  • Poursuivre la prospection de ces espèces et d’autres espèces associées retrouvées dans les fleuves prospectés,
  • De relever les caractéristiques botaniques et reproductives de ces espèces ;
  • De quantifier les conditions hydrauliques et les caractéristiques de l’habitat ou ces espèces seraient rencontrées et enfin ;
  • De sauvegarder le matériel génétique des deux espèces de Ledermaniella concernées dans une banque de semence à l’Herbier National ainsi qu’au conservatoire Botanique de Brest.

II.2.2. La mise en œuvre

II.2.2.1. La prospection botanique et la mise à jour cartographique

Tous les cours d’eau ciblés pour des inventaires poussés en 2018 ont été visités. Il s’agit de la Sanaga et ses affluents, du Mbam, du Mpem et du Djim. Globalement 21 stations ont été visitées parmi lesquelles 8 nouvelles, qui n’avaient pas été visitées lors des campagnes précédentes. Sur le Mbam, il s’agit de Biamo, Nchiaya, Nchiaya bac et de Bayomen ; sur le Djim il s’agit de Mekobim et Kampom ; enfin sur le Mpem il s’agit de Mbom 1 et Mbom 2.

La plupart des stations visitées sur le Mbam en amont du point 4,78˚-11,29˚ ne montrent aucune trace de Podostemaceae. En dehors de celles-ci, les autres points visités sur les différents fleuves présentent des espèces de plantes aquatiques en général et des Podostemaceae en particulier. Dans l’ensemble, 29 collectes ont été effectuées pour un total de 14 taxons : Ledermanniella sanagaensis, Inversodicraea boumiensis, Ledermanniella linearifolia, Ledermanniella pusilla, Ledermanniella bifurcata, Ledermanniella sp., Ledermanniella sp. nov., Letestuella tisserantii, Tristicha trifaria, Dicraeanthus africanus, Dicraeanthus zehnderi, Leiothylax quangensis, Marsdenia abyssinica et Pistia stratiotes. Depuis l’exercice 2016, une nouvelle espèce (probablement un nouveau genre) avait été découverte sur le Mbam (Ledermanniella sp. nov. ci-dessus). Cette espèce a également été retrouvée en 2018.

Pour ce qui est des espèces cibles que sont Ledermanniella sanagaensis et L. thalloidea, la première a été retrouvée sur le Mbam en 2018 à Enangana ainsi que sur la Sanaga à Nachtigal. Ces deux points sur ces deux cours d’eau avaient déjà été répertoriés lors des campagnes précédentes, et aucune nouvelle population de cette espèce n’a été découverte. Depuis la mise en eau du barrage de Lom Pangar, malgré tous les efforts de prospection fournis, L. thalloidea n’a plus été retrouvée ni sur la Sanaga ni ailleurs lors des différentes prospections.

Les capsules sèches de Ledermanniella sanagaensis ont été récoltées sur le Mbam. Ce matériel a été traité à l’Herbier National du Cameroun, et une partie de ces graines a été transférée au Conservatoire et Jardins Botaniques de la ville de Brest (France).

Equipe de Green Connexion dans la forêt aux alentours de Mankim. 20 Mars 2018.

II.2.2.2. Les analyses des paramètres biologiques et physico-chimiques

II.2.2.2.1. Paramètres biologiques et écologiques

Quoique les Ledermanniella linearifolia aient une taille plus importante que celle des Ledermanniella sanagaensis (1 cm contre 0,5 cm), ils possèdent une densité beaucoup plus importante à l’état stérile (environ 180000 individus/m2 contre un maximum de 25000 individus/m2 comptés en 2015). Il est possible que cette densité soit moins importante en saison sèche quand le niveau de l’eau baisse et que la plante fleurit.

Dans l’ensemble les deux espèces partagent une écologie identique : Distance par rapport à la rive (souvent moins de 10 m), profondeur par rapport au fond et à la roche faible, même roche de fixation (le gneiss), facies d’écoulement rapide etc.

II.2.2.2.2. Paramètres phyisico-chimiques

L’objectif de cette rubrique était de déterminer les paramètres physico-chimiques des eaux dans lesquelles le genre Ledermaniella se développe sur le fleuve Mbam et Sanaga respectivement dans les villes de Bafia et Obala. Différents paramètres ont été identifiés comme jouant un rôle important dans la croissance de ces espèces. Parmi ces facteurs, nous pouvons citer, l’effet du climat (saison sèche/pluie) et les variables environnementales que sont particulièrement la turbidité, la conductivité, l’oxygène dissous et la température.

Le genre Ledermaniella est une plante benthique submergée de la famille des Podostemaceae et joue un rôle important dans l’écologie des rivières tropicales. Les différents attributs des Podostemaceae que sont la production primaire contribuant au carbone autochtone, la source de nourriture importante pour les herbivores aquatiques (Gessner & Hammer 1962), leur contribution dans l’absorption et la libération des nutriments ainsi que leur participation comme substrats pour divers assemblages de la flore microscopique épiphyte ainsi que pour l’habitat faunique, font que les habitats des espèces de cette famille méritent d’être conservées et protégées. C’est la raison pour laquelle les eaux des fleuves Mbam et Sanaga ont été échantillonnées au cours de l’année 2018 pendant les mois d’Avril, Août, Septembre et Octobre.

Séance de prise de mesures des paramètres physico-chimiques sur le fleuve Mbam. 14 Septembre 2018.

Equipe de Green Connexion sur le bord du fleuve Sanaga. 17 Mars 2018.

II.2.2.2.3. Etudes hydro-biologiques

Ce travail préliminaire qui visait à caractériser les groupes d’algues colonisant les milieux riches en Podostemaceae ainsi que ceux en relation avec les racines de ces plantes a révélé que les échantillons collectés au niveau des racines des Podostemaceae abritent une flore algale plus diversifiée, essentiellement représentée par les Cyanobactéries, les Chlorophytes et les Dinophytes. La diversité des diatomées a également présenté des valeurs élevées au niveau des échantillons collectés dans les racines des Podostemaceae. Sous réserve d’autres analyses sur les échantillons collectés en périodes des basses eaux, ces résultats laissent penser qu’il existerait une certaine relation ou symbiose entre les algues et les racines des Podostemaceae.

3. Préparation et célébration de la journée internationale de la biodiversité

La Journée Internationale de la Biodiversité se tient le 22 Mai chaque année.  Le thème de la célébration cette année était intitulé « Célébration de 25 ans d’action pour la biodiversité ». Green Connexion a mis un accent particulier dans les préparatifs de cette journée, qu’il a ensuite célébré, de concert avec la terre toute entière et dans un faste digne des grands évènements. Green Connexion, composé d’une Cinquantaine de ses membres, a rendu des visites de courtoisie, d’abord au CIFOR (Centre for International Forestry Research), puis à WWF (World Wildlife Fund). Il était ainsi question de partager avec ces organisations leurs expériences sur la biodiversité et discuter de l’avenir du monde.

Green Connexion a par la suite participé, en collaboration avec l’IUCN, a une exposition qui s’est tenue à l’esplanade du MINEPDED-Cameroun (Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature) pendant deux jours (du 23 au 24 Mai 2018).

Green Connexion et la célébration de la journée internationale de la biodiversité 2018 à WWF (22 mai 2018)

Equipe conjointe UICN-Green Connexion posant devant le stand commun (23 Mai 2018).

4.      Préparation et participation à la COP 14

Green Connexion a eu l’insigne honneur cette année, d’être invité à participer à la COP 14 (Quatorzième conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB)), organisée à Sharm El Sheikh (Egypte) du 17 – 29 Novembre 2018. Le thème de la COP 14 était « Investir dans la biodiversité pour les hommes et la planète ». En sa qualité d’observateur, si Green Connexion ne pouvait participer aux décisions (prendre part aux votes), il pouvait assister aux séances, participer à des débats et, sur ce chapitre, sa longue expérience dans le domaine de la conservation de la biodiversité a compté. En invitant Green Connexion ainsi que beaucoup d’autres Organisations Non Gouvernementales (ONG) à travers le monde, les Nations Unies ont misé sur toutes leurs ressources en matière de crédibilité, afin que cela apporte une plus-value à cet évènement planétaire qu’est la COP 14.

Badge de participation de Dr Jean-Paul GHOGUE, Coordonnateur de Green Connexion à la COP 14.

Dr Cristiana Paşca PALMER, Secrétaire Général de la CDB et Dr Jean-Paul GHOGUE, Coordonnateur de Green Connexion à la COP 14 (Sharm El Sheikh, Egypt, Novembre 2018).

Green Connexion, observateur de la COP 14

En guise de rapport.

Drapeaux des pays signataires de la CDB flottant sur Sharm El Sheikh. 26 novembre 2018. Photo@greenconnexion 2018.

Le sommet de l’universalité

Ce jeudi 29 Novembre 2018 s’achèvera à Sharm El Sheikh en Egypte, la quatorzième conférence des

Parties sur la biodiversité (COP 14). Le thème de la conférence cette année était « Investir dans la biodiversité pour les hommes et la planète ». Conférence des Parties ? Oui, mais pas que. Les près de 3000 participants à la conférence cette année, venus de tout le monde entier, sont constitués des parties (à ce jour 168 signataires de la convention sur la diversité biologique et 196 parties), des observateurs, des représentants des OIG, des ONG, des scientifiques de renom, des personnalités de la société civile, des personnalités publiques, des politiques, des journalistes etc.

La biodiversité est au centre de la rencontre, mais n’empêche, la conférence des parties est un bon prétexte qui permet de regrouper pendant deux semaines tous les peuples du monde à un même endroit de la terre, afin de leur donner la possibilité de travailler ensemble sur la faisabilité d’un objectif commun. La Convention sur la Diversité Biologique  (CDB), à cause de son caractère essentiel et existentiel pour l’homme, est l’une des plus grandes initiatives des nations unies ces 25 dernières années. Par-delà son objectif qui en définitive est la protection, la conservation et même la restauration de la biodiversité, le sommet de Sharm El Sheikh se présente finalement comme un sommet célébrant l’universalité.

Emblême de la ville de Sharm El Sheikh. Photo@greenconnexion, novembre 2018

Une préparation minutieuse

Quand le président Egyptien Abdel Fattah al-Sissi vient inaugurer le lancement des activités de la COP 14 ce 17 novembre 2018, l’observateur que nous sommes a l’impression, fondée ou non, que son pays prépare ce moment depuis une dizaine d’années, tant les préparatifs paraissent avoir été réglés dans les moindres détails :

– La ville de la conférence

L’Egypte choisit la ville de la conférence bien à dessein. En effet, à côté de sa position stratégique puisque nichée entre le désert de la péninsule du Sinaï et la mer Rouge, Sharm el-Cheikh est une ville balnéaire. Elle est réputée pour ses plages de sable à l’abri des regards, ses eaux claires et ses récifs de corail. C’est une ville fortement touristique où beaucoup de formations hôtelières arborent jusqu’à 700 chambres.

Localisation de la ville de Sharm El Sheikh (bulle rouge), ouverte sur la mer rouge.

– Un cadre approprié

Ouvert en début 2006, le Centre international de Congrès de Jolie Ville à Sharm El Sheikh est construit pour accueillir les grandes réunions internationales et c’est bien à propos qu’y est organisée la COP 14. Ce centre  est remarquable pour ses installations, notamment un « Summit Room » d’une superficie de 2200 mètres carrés, Plus de 11 salles de réunion d’une superficie allant de 140 à 800 mètres carrés, 6 salles de réunion VIP d’une superficie de 55 mètres carrés, des cabines d’interprétation, des Installations audiovisuelles modernes et un système d’éclairage avancé. L’entrée est de 240 m2 et est équipée d’une zone d’enregistrement. C’est dans ce centre que se sont tenues les autres réunions internationales telles que le Forum économique mondial et le Forum international de la jeunesse.

– Une sécurité à la hauteur de l’évènement

La sécurité de la COP 14 est ostensible ou discrète, omniprésente, et même choquante. A côté de plus d’une centaine de casques bleus armés et en uniformes des nations unies, policiers en civils tirés à quatre épingles ou en uniformes, mais toujours armés, tireurs d’élites encagoulés, assurent une sécurité sans complaisance. La réalité c’est qu’on ne reçoit pas plus de 196 délégations venues de pratiquement tous les cinq continents comme qui recevrait son voisin lors d’une visite de courtoisie. De plus, de grandes personnalités politiques égyptiennes sont venues à la réunion de la COP 14, en l’occurrence le président de la République Egyptienne ainsi que le gouverneur du Sud Sinai, choses qui elles seules pouvaient justifier d’un effort de sécurité plus important. Toutefois, on est à Sharm El Sheikh, et on a encore frais dans la mémoire cette fameuse nuit du 22 – 23 juillet 2005, jour de la fête nationale égyptienne, où une série de sept explosions presque simultanées font 88 morts et plus de 200 blessés. Plutôt que d’être critiqué, bien réfléchi, face à la même situation, cet exemple mériterait plutôt d’être copié.

Entrée principale du Centre International de Congrès de Jolie Ville (Sharm El Sheikh, Egypte). Photo@greenconnexion, 11-2018.

– Un effort louable

Il n’y a pas d’organisation parfaite. Toutefois, nous pouvons affirmer que l’effort de l’Egypte dans l’organisation de la COP 14 peut être apprécié à sa juste valeur. Quoique côtière, Sharm El Sheikh n’est pas une ville particulièrement humide, et même que les dunes de sables visibles et des dômes latéritiques dénudés s’étendent à l’infini. Pourtant, un étranger peut facilement apprécier les efforts humains qui ont été fournis récemment pour rendre la ville plus accueillante.

Par organisation, nous faisons référence à l’introduction des invitations à temps, à la facilitation diplomatique de l’obtention des visas, à l’organisation des voyages et des hébergements, à l’accueil des participants, au transport etc. On note aussi un effort très important dans la communication sociale. En effet, toutes les rues de Sharm El Sheikh ainsi que le moindre recoin du Centre International du Congrès de Jolie Ville sont pavoisés aux enseignes de la COP 14. Les plénières et les évènements parallèles sont organisés avec soin.

Une plénière de la COP 14 dans le Summit Room. Photo@greenconnexion, novembre 2018.

La conférence proprement dite

Les trente points inscrits à l’ordre du jour ont été exécutés. Parmi ceux confiés à des groupes de travail, beaucoup ont déjà été discuté en plénière, corrigés, puis adoptés. Les différents rapports produits à l’issue de ces traitements sont en ligne à https://www.cbd.int/conferences/2018/cop-14/documents . A l’heure où nous bouclons ce papier, certains points sont toujours en discussion en plénière, mais comme cela a souvent été le cas lors de cette conférence, le consensus sera toujours trouvé et les résolutions finales adoptées.

Il n’y a pas d’œuvre parfaite

La COP 14 a tenu toute la promesse des fleurs. Cependant, quelques zones d’ombre nécessitent d’être relevées afin que cela aide à améliorer le futur.

– Un secret à fleur de peau

Peut-être était-ce pour des raisons de sécurité évoquées plus haut ? La vérité est que personne ne sait dans quelle salle se tiendra le congrès de Sharm El Sheikh avant le jour du congrès lui-même, et le programme communiqué à l’avance est tout simplement indicatif.

Rue pavoisée aux annonces de la COP 14. Photo@Greenconnexion, novembre 2018.

Quelques autobus alloués au transport des délégués à la COP 14. Photo@greenconnexion. Novembre 2018.

Le drapeau Egyptien flottant fièrement sur Sharm El Sheikh. Photo@greenconnexion,novembre 2018.

 

Ce papier est rédigé depuis Sharm El Sheikh par Dr. GHOGUE Jean-Paul, coordonnateur Green Connexion. 27 Novembre 2018.

 

Green Connexion, l’UICN et la COP 14

Entre Green Connexion et l’UICN existe une longue histoire d’amour. Déjà en 2008, c’est sous la férule de l’UICN qu’en consultant indépendant, le futur fondateur de Green Connexion, Dr. GHOGUE Jean-Paul, effectue l’évaluation du statut de conservation des plantes aquatiques d’eau douce en Afrique Centrale. Ce travail, qui est évalué et publié dans la liste rouge de l’UICN en 2009, est directement commandé et contrôlé par l’Unité pour la biodiversité aquatique d’eau douce de l’UICN (https://www.iucnredlist.org/ ). A l’issue de ce travail, l’auteur publie un papier qui résume en quelque sorte tout ce qui est actuellement connu sur les plantes aquatiques d’eau douce dans la sous-région (Ghogue, 2011).

Vue partielle d’une séance de travail de l’UICN à la COP 14 avec la participation de Green Connexion. Sharm el Sheikh (Egypte), 22 novembre 2018. Photo@greenconnexion2018.

Green Connexion nait donc en 2011 alors que son fondateur est déjà membre de la Commission pour la Survie des Espèces (CSE) de l’UICN ; et le même fondateur, Dr GHOGUE, est aujourd’hui membre fondateur du Groupe des Experts des Plantes Aquatiques d’eau douce et responsable pour l’Afrique du Sous-groupe Podostemaceae, tous deux de l’UICN.

Green Connexion en tant qu’organisation devient officiellement membre de l’UICN le 21 novembre 2018 et s’engage à apporter son soutien à la Mission de l’UICN, qui est d’influencer, encourager et assister les sociétés à travers le monde pour conserver l’intégrité et la diversité de la nature et assurer que toute utilisation des ressources naturelles est équitable et écologiquement soutenable.

En fait Green Connexion et l’UICN partagent la même vision de sensibilisation et surtout d’action au service de la biodiversité. A ce titre, les deux organisations ont mené à ce jour beaucoup d’actions communes (tables rondes, entrevues, rencontres éducatives, expositions et même mise en œuvre des projets communs).

Bannière de l’UICN à la COP 14. Photo@greenconnexion, 22 novembre 2018.

C’est fort de ce background et de ce lien de parenté que les deux organisations, Green Connexion et l’UICN, arrivent à Sharm El Sheikh pour la COP 14 en ce novembre 2018, où Green Connexion a participé à la plupart des réunions quotidiennes de mise au point, d’ajustement et d’orientation organisées par le point focal de l’UICN avec ses déléguées et ses membres.

Référence.

Ghogue J.-P. (2011). The status and distribution of freshwater plants in Central Africa. In Brooks E.G.E., Allen D.J. and Darwall W.R.T. The status and distribution of freshwater biodiversity in Central Africa. Redlist. 92 – 109.

 

Publié par Dr. GHOGUE Jean-Paul, Coordinateur de Green Connexion, Sharm El Sheikh, 25 novembre 2018.

 

Green Connexion et la Convention sur la Diversité Biologique (CBD)

En participant à la COP 14 sur la biodiversité cette année, Green Connexion réalise le rêve d’enfant de toute organisation environnementale. N’empêche, les termes de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique) sont le fondement même de la création de Green Connexion. Aussi, entre la CDB et Green Connexion existe un lien existentiel. Déjà dans sa stratégie globale pour la conservation de la biodiversité en 2012, soit un an seulement après son lancement officiel, Green Connexion reconnaissait déjà que la CDB était le meilleur modèle sur lequel toute organisation se reconnaissant dans la protection de la biodiversité et de l’environnement devrait fonder sa stratégie.

C’était écrit : « Green Connexion est un groupe environnemental. Pour la conservation de la biodiversité, sa stratégie est essentiellement calquée sur celle de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique), et s’appuie sur la Stratégie Nationale et Plan d’Action pour la biodiversité (NBSAP) au Cameroun.  Pour la protection de l’environnement, Green Connnexion respecte  la loi Camerounaise N°96/12 du 05 Août 1996, loi-cadre sur la gestion environnementale, Titre III, Chapitre V sur la gestion des ressources naturelles et la conservation de la diversité biologique, Article 62 ». C’était il y a six ans, et aujourd’hui encore, l’expérience du métier donne raison aux fondateurs qui avaient pris cette option à l’origine et lancé l’organisation dans le meilleur chemin.

Dr Cristiana Paşca PALMER, Secrétaire Général de la CDB et Dr Jean-Paul GHOGUE, Coordonnateur de Green Connexion. Sharm El Sheikh, 20 Novembre 2018. Photo@greenconnexion, 2018.

Il en est de  même de l’éducation et du développement des capacités, qui préoccupent Green Connexion au plus haut point. Si l’on s’en tient juste à un cadre restreint, on peut noter que l’objet IV de la Stratégie Globale pour la Conservation des Plantes (SGCP) de la CDB recommande la promotion de l’Education et de la prise de conscience à propos de la diversité des plantes, son rôle dans la subsistance durable et son importance pour toute vie sur terre. Dans la Cible 14 de cet Objectif, la SGCP recommande l’incorporation de l’importance de la diversité des plantes et le besoin de sa conservation dans les programmes de communication, d’éducation et de l’avertissement du public.

Green Connexion recherche activement des financements afin d’être en mesure de soutenir les stages académiques pour les étudiants dans les domaines de la conservation de la biodiversité et la protection de l’environnement; pour organiser des discussions éducatives et des séminaires; pour éditer et publier des posters éducatifs et des brochures; et pour organiser des programmes radio et télé sur la conservation. Ainsi, Green Connexion mettra sa connaissance de la nature au service de l’éducation environnementale des jeunes ; son objectif étant de susciter ou d’améliorer la réaction affective de l’enfant vis-à-vis de l’élément naturel.

De même, dans son Objectif V, la SGCP recommande le développement des capacités et un enthousiasme du public nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie ; et dans sa Cible 15, elle recommande un nombre suffisant de personnes entrainées travaillant avec les moyens appropriés, en rapport avec les besoins nationaux pour réaliser les Cibles de la Stratégie. Green Connexion milite entièrement en faveur de cet objectif. Son plan est de rechercher généralement  des solutions pour la mise en œuvre de la SGPC au Cameroun et en Afrique Tropicale, mais concrètement, de rechercher

Dr. Jean-Paul GHOGUE, Coordonnateur de Green Connexion, posant avec un groupe de jeunes hôtes et hôtesses de la COP 14. Sharm El Sheikh, 22 novembre 2018. Photo@greenconnexion 2018.

des financements pour plus de projets sociaux et environnementaux, dans lesquels il sera possible de former plus de personnes dans les fondamentaux de la conservation de la biodiversité, ainsi que la protection de l’environnement. Par exemple, afin que les gens soient formés à l’écotourisme, aux techniques sur les énergies renouvelables, les sciences forestières, l’artisanat, la conservation des aliments etc.

Sharm El Sheikh (Egypte), 23 novembre 2018 (Dr. GHOGUE Jean-Paul).

Les Camerounais de la COP 14, Egypt 2018

Si Green Connexion et Cœur d’Afrique de son Excellence Roger Milla sont les seules Organisations Non Gouvernementales Camerounaises à avoir été officiellement invitées à la COP 14, il n’en demeure pas moins que le Cameroun est partie de la CDB et qu’à ce titre, le pays est représenté en Egypte par une délégation officielle, mais aussi par d’autres Camerounais d’horizons divers et d’origines variés. Dans les couloirs de la COP 14 et dans le rôle d’observateur qui lui est dévolu, Green Connexion a rencontré quelques-uns de ces Camerounais de la CDB, et qu’il vous présente ci-dessous :

Dr. GHOGUE Jean-Paul
Coordonnateur Green Connexion

Mme Prudence GALEGA
Point Focal CDB – MINEPDED

Mme Aurèlie DINGOM Taylor
Point Focal APA – MINEPDED

Sa majesté Honorable LEKUNZE NEMBO Andrea
Sénateur et Roi des Bamumbu

Dr. NGUENANG Guy Merlin
GIZ

Maimuna UMARO
REPALEAC

NGUTY NKENG Elisabeth
WWF

Mr NTEP Rigobert
MINEPDED

Mme AYI Monique Epse NKAMGNA
Maire de Dzeng

Mr Stanislaus LEBAGA
MINEPDED

Aliou MUSTAFA
GEF SGP

Mme FANTA Sylvie
MINEPDED

TAMOIFO Marie
MINEPDED

Marcelin BEMA
MINEPDED

Mme Priscilla SONG
MINEPDED

MBAH Peter NFORSI
CRTV

NGEFOR Anita NGU
MINEPDED

Publié par Dr. Jean-Paul GHOGUE, Green Connexion, depuis Sharm El Sheikh, le 21 novembre 2018.

Green Connexion participe à la COP 14

Une vue de l’enseigne de la conférence à Sharm El Sheikh. @greenconnexion. 17 novembre 2018.

Green Connexion a eu l’insigne honneur cette année, d’être invité à participer à la COP 14 (Quatorzième conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB)), organisée à Sharm El Sheikh (Egypte) du 17 – 29 Novembre 2018. Le thème de la COP 14 était « Investir dans la biodiversité pour les hommes et la planète ». En mettant l’homme au centre et même en avant de la planète, ce thème attire l’attention sur le rôle primordial qui incombe à l’être humain dans la préservation de son espace unique qu’est la planète terre. La terre est en effet notre hôte et notre nourrice. Quoique pouvant revêtir plusieurs caractères (agriculture et chasse ménagée, collecte et commercialisation des produits issus de la biodiversité, définition des politiques d’exploitation etc.), investir dans la biodiversité revêt toujours un caractère économique et de conservation. Nous le faisons donc pour nous même et pour la planète qui nous héberge.

Siéger comme observateur     

Green Connexion siège comme Observateur. S’il ne peut participer aux décisions (prendre part aux votes), il peut assister aux séances, participer à des débats et, sur ce chapitre, sa longue expérience dans le domaine de la conservation de la biodiversité compte. En invitant Green Connexion ainsi que beaucoup d’autres Organisations Non Gouvernementales (ONG) à travers le monde, les Nations Unies misent sur toutes leurs ressources en matière de crédibilité, afin que cela apporte une plus-value à cet évènement planétaire qu’est la COP 14.

Dr. GHOGUE Jean-Paul, Coordonnateur de Green Connexion, posant à côté du sigle de la COP 14 (Sharm El Sheikh, 17 Novembre 2018).

Un sommet universel  

A part l’objectif qui est celui du développement et de l’entretien de la Convention sur la Diversité Biologique, les quelques 2500 participants à la COP 14 viennent de par le monde entier. Ils sont représentés par les parties (196 à ce jour), les observateurs, les ONGs, les Chercheurs, Les Industriels etc. A travers le port vestimentaire à l’ouverture, on peut assister à l’impressionnante diversité qui constitue la culture mondiale dans sa totalité. Une autre grande diversité s’exprime à travers la multitude d’évènements parallèles organisés et la très grande variabilité des intérêts individuels ou de groupes distincts.

Green Connexion et les 25 ans de la CDB      

Green Connexion est une organisation relativement jeune. Elle ne voit le jour qu’en 2011. Cependant, à ce jour,  elle a fait son petit bonhomme de chemin dans le domaine de la conservation. Elle a déjà à son actif la plupart de tout ce qui est connu au sujet de la conservation des plantes aquatiques d’eau douce en Afrique Centrale. A ce titre, elle a manifesté cette année les 25 ans de la Convention sur le Diversité Biologique avec le faste justifié par cet enthousiasme qu’on retrouve généralement chez les plus jeunes. Et l’organisation débouche à Sharm El Sheikh avec beaucoup d’assurance.

Quelques photos

En avant plant et de gauche à droite : Dr. GHOGUE Jean-Paul (Coordonnateur de Green Connexion) ; Sa Majesté Sénateur Lekunze Nembo Andrea (Chef Supérieur du Groupement Bamumbu (SW)) ; Mohamadou Labarang (Ambassadeur du Cameroun en Egypte) ; Mme Prudence Galega (Point focal CDB – Cameroun). @greenconnexion, 17 novembre 2018.

 

Vue joyeuse au stand du Cameroun à Sharm El Sheikh.@greenconnexion, 17 novembre 2017.

 

Dr. GHOGUE Jean-Paul, coordonnateur de Green Connexion, posant avec des artistes Egyptiens. @greenconnexion, 17 Novembre 2018.

 

Par J.-P. Ghogue, Green Connexion, depuis Sharm El Sheikh, 19 novembre 2018.

Green Connexion et la célébration de la journée internationale de la biodiversité 2018 : Comme un fruit mûre ?

Green Connexion, c’est comme un enfant : Très enthousiaste… N’empêche. Sur la route, il sait pouvoir compter sur le regard des adultes, des anciens.

May & Nukia, jeunes étudiants à l’université de Yaoundé I, lors de la célébration de la journée internationale de la biodiversité le 22 Mai 2018. @greenconnexion photos. 2018.

25 ans cette année. Déjà ? – Demanderaient quelques-uns. 25 ans, c’est loin. C’est comme la distance d’ici à Rio de Janeiro, et Green Connexion n’était déjà pas né. Grandi avec son histoire, point besoin de franchir le mur du temps.

Depuis 2013, Green Connexion est resté bien solidaire à la célébration de la Journée Internationale de la Biodiversité, seul quelque fois, mais plus souvent avec la compagnie des anciens (Ministère de l’Environnement, UICN, Nachtigal Hydro Power Company, WWF, CIFOR et j’en oublie).

L’équipe de Green Connexion, lors d’une marche de protestation le 22 mai 2013 à Yaoundé. @greenconnexion photos. 2013.

2013, quand Green Connexion, presque juvénile, apprenait encore les rudiments de cet art qu’est la conservation, battait des tambours sur les rues de Yaoundé pour se faire entendre, bousculait les habitudes dans les barrages hydro-électriques du Cameroun, très enthousiaste donc. C’était il y a 5 ans. Quand même !

La relation entre Green Connexion et la Journée Internationale de la Biodiversité donc le thème en cette année 2018 était “25 ans d’actions pour la biodiversité” est d’abord émotionnelle, puis nostalgique.  Ce thème s’enrichie de la grandeur humaine, de ses aspirations universelles, ses espoirs, ses attentes et ses enthousiasmes, mais aussi de ses petitesses, ses pesanteurs, ses désespoirs, ses désinvoltures ainsi que ses laxismes. Il n’y a pas que Green Connexion qui se soit entièrement identifié à ce thème.

L’équipe de Green Connexion posant avec le Directeur et quelques membres de WWF Cameroon. @WWF website 2018.

Le 22 mai 2018, plus d’une cinquantaine de membres de Green Connexion ont été mobilisée pour aller fêter chez les plus grands, les rencontrer, partager leur expérience sur la biodiversité et discuter de l’avenir du monde. Le CIFOR (Center for International Forestry Research) et WWF (World Wildlife Fund) leur ont ainsi fait l’honneur. Et la fête était belle et conviviale.

L’équipe de Green Connexion posant avec le staff du CIFOR. @greenconnexion photos. 2018.

Les 23 et 24 Mai 2018, Lors de la célébration en différé de la dite journée organisée par le Ministère Camerounais de l’Environnement et le Protection de la Nature, Green Connexion a partagé publiquement le stand      avec l’UICN. En effet, ce dernier avait choisi Green Connexion comme membre modèle de la collaboration fructueuse qu’il entretient avec ses membres.

Finalement , Green Connexion et la célébration de la journée internationale de la biodiversité 2018 : Comme un fruit mûre ? Que non ! Plutôt comme un fruit mûrissant.

Equipe conjointe UICN-Green Connexion posant devant le stand commun (23 Mai 2018). De gauche à droite : Eugène Messina (Chef de station Radio Environnement, UICN) , Suzanne Kamgue (UICN) ; Mireil Tchoupou Votio (Green Connexion) ; Forbi Preacious Awin (Green Connexion) and Ghogue Jean-Paul (Directeur de Green Connexion). Photo@UICN photos. 2018.

Par Jean-Paul Ghogue

Director – Green Connexion.

 

 

 

 

 

@Green Connexion 2018.


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Green Connexion et la journée internationale de la biodiversité 2018