Préambule

Préambule

La Convention sur la Diversité Biologique (CDB) initiée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP) a trois objectifs : La conservation de la diversité biologique ; une utilisation durable de ses composantes ; et le partage juste et équitable des bénéfices provenant de l’utilisation des ressources génétiques. Dans le premier plan stratégique de la convention adopté en 2002, les parties se sont engagées « à une application plus effective et plus cohérente des trois objectifs de la convention, pour atteindre d’ici 2010 une réduction significative du taux actuel de perte de la biodiversité au niveau global, régional et national, en guise de contribution à l’allégement de la pauvreté et au bénéfice de toute vie sur terre ». Cependant en 2011, Il est reconnu de façon consensuelle par la communauté scientifique, que la perte des habitats ainsi qu’un taux élevé d’extinction continuent dans le monde. A moins qu’une action urgente ne soit entreprise pour inverser la tendance actuelle, une large gamme de services écosystémiques, soutenus par la biodiversité, pourraient être rapidement perdus.

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Par décision V/10, la conférence des Parties (COP) de la CDB décida d’examiner, à sa sixième assise en avril 2002 (Cartagène, Colombie), l’institution d’une Stratégie Globale pour la Conservation des Plantes (SGCP). L’objectif global de la stratégie est d’atteindre les trois objectifs de la convention, en particulier pour ce qui est de la diversité floristique. Par décision VI/9, COP adopta la SGCP, et invita les parties prenantes à ratifier la stratégie et à contribuer à sa mise en œuvre. Les parties et les gouvernements furent donc invités par la suite à développer des objectifs nationaux et/ou régionaux et à les incorporer dans les plans, les programmes et les initiatives appropriés.

La Stratégie comporte les 5 objectifs ci-après :

  • Objectif I : La diversité floristique est bien comprise, documentée et reconnue ;
  • Objectif II : La diversité floristique est urgemment et effectivement conservée ;
  • Objectif III : La diversité floristique est utilisée de manière durable et équitable ;
  • Objectif IV : Education et prise de conscience à propos de la diversité floristique, promotion de son rôle dans la gestion durable des moyens de subsistance et son importance pour toute vie sur terre ;
  • Objectif V : Développement des capacités et de l’enthousiasme public nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie.

En ratifiant la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) en Juin 1994, le Gouvernement du Cameroun (GoC) a reconnu que la mise en œuvre des dispositions de la convention arrêterait et même renverserait la perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes pour le bénéfice du Cameroun et du monde d’aujourd’hui et de demain. La conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable de ses composantes ne sont pas la responsabilité du seul gouvernement. En impliquant les représentants des différentes catégories de décideurs de la biodiversité dans le développement de la Stratégie Nationale et du Plan d’Action sur la Biodiversité (NBSAP), il était reconnu que chaque Camerounais doit se sentir concerné par la biodiversité et que la mise en œuvre du NBSAP est fondamental pour réussir le développement national et améliorer le bien-être individuel.

La loi Camerounaise N° 96/12 du 05 Août 1996, la loi cadre de la gestion environnementale, Titre III, Chapitre V sur la gestion des ressources naturelles et la conservation de la diversité biologique, Article 62 dit : « La protection de la nature, préservation des espèces animales et végétales ainsi que leur habitat, la défense des équilibres biologiques et des écosystèmes, la conservation des diversités biologiques et génétiques contre toute cause ou menace de dégradation ou d’extinction est d’intérêt national. C’est la responsabilité des services publics et de chaque citoyen de travailler pour la défense de l’héritage naturel ».

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Jean-Paul GHOGUE editor

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